L’enfer Acoustique Ou La Triade Contradictoire : Acouphènes-Hyperacousie-Perte D’audition

Hyperacousie-Perte D'auditio

Auteur: Hélène Delafaurie

Depuis que je m’intéresse aux problèmes d’audition et de mémoire et que j’ai ouvert mon site, beaucoup de personnes m’écrivent pour m’en parler. Quand je les lis, je pense que leur problème est une assez bonne interprétation de ce qu’on doit pouvoir subir en enfer : avoir un bruit qui vous vrille le cerveau même dans le silence, ne plus pouvoir sortir parce que le moindre bruit vous vrille les tympans cette fois, mais ne pas comprendre ce que vous dit la personne en face de vous et être obligé de la faire répéter, voilà qui est vraiment paradoxal. A l’heure actuelle des milliers de gens subissent ce calvaire.

 La réponse classique du médecin ORL pour les acouphènes subjectifs : « il n’y a rien à faire ! N’y pensez plus ! »
 Si vous êtes hyperacousique on vous dira de porter des bouchons d’oreille et de vivre dans le calme (dans notre environnement où la pollution sonore est reine, je ne vois que les couvents où on ne parle pas et où on ne sonne pas les cloches !).
 Pour la perte d’audition, on va vous recommander des aides auditives, le martyre de l’hyperacousique puisque tous les bruits sont amplifiés.

Trois problèmes qui pourrissent la vie et qui ont en fait une même cause : votre système auditif ne sait plus transmettre convenablement les signaux sonores, votre cerveau ne sait plus comment analyser ces signaux incongrus. Le nerf de la cochlée envoie en permanence des signaux sonores même en l’absence de tout bruit. Le cerveau sait que ce n’est pas un vrai son, mais il ne peut pas le traduire par du silence. Donc il va émettre un son (très variable : grondement, cigale, sonnerie de téléphone…) et d’une intensité différente selon chacun.

De même qu’il y a les acouphènes objectifs et les acouphènes subjectifs (ceux qui nous intéressent ici), il y a aussi deux sortes d’acouphènes subjectifs : ceux qui proviennent d’un mauvais fonctionnement de la cochlée et ceux qui proviennent d’un mauvais fonctionnement du centre cérébral de l’audition.
Le Docteur Jastreboff a remarqué que des personnes placées dans une pièce avec un niveau sonore très bas développaient non seulement une augmentation de leur sensibilité auditive mais aussi que 94% d’entre elles développaient un acouphène temporaire du fait de cette adaptation du cerveau au niveau sonore bas.
Le Docteur Bauer , elle, a orienté ses recherches sur les stéréocils externes de la cochlée, leur mauvais fonctionnement (réversible) ou leur arrachement (irréversible) du à des traumatismes sonores (au dessus de 80 dB).

Les chercheurs reconnaissent qu’ils en savent peu sur l’hyperacousie, sauf qu’elle est liée à un mauvais fonctionnement du nerf facial, ce qui implique également un dysfonctionnement du muscle Stapédius de l’oreille moyenne qui ne peut plus adapter le niveau sonore. Plusieurs pensent que le système central cérébral présente également une mauvaise analyse du son et donc une mauvaise réponse du signal nerveux. Cette analyse rejoint celle des acouphènes dus à un mauvais fonctionnement du centre cérébral auditif.

C’est pourquoi ils pensent aussi que la perte d’audition sensorineurale pourrait être une cause de l’acouphène et de l’hyperacousie : le système auditif « augmente le volume » pour mieux entendre et cette adaptation du cortex provoque les deux autres composantes de l’enfer acoustique !

Cette triade infernale est hélas très peu étudiée par les chercheurs. Les moyens de diagnostiques ne sont pas encore très performants pour la bonne raison qu’on ne sait pas exactement ce qu’on cherche ; la plupart des ORL ne savent pas qu’ils existent ni où faire les examens. Leur diagnostique n’en est pas un, et leur traitement est : « il n’y a rien à faire ! ». Il est vrai qu’il est assez difficile de déterminer l’intensité d’un bruit fantôme. Parlez leur tout de même de la Positron Emission Tomography (PET) qui détermine quelle est la partie du cerveau qui réagit en l’absence de toute stimulation sonore et permet d’une certaine façon de « voir » votre acouphène. Ou demandez-leur de déterminer, par un examen fréquentiel, quelles sont les fréquences dans lesquelles se situe votre hyperacousie. Certains de mes patients m’on envoyé des audiogrammes où les deux oreilles étaient représentés par un seul graphique alors que l’oreille droite était à -20% et la gauche à -75%.

Une baisse d’audition de 20% peut vous amener en quelques années à l’enfer de l’hyperacousie et des acouphènes. Faites faire de la gymnastiques à vos muscles de l’oreille moyenne, évitez les traumatismes, rééduquez votre oreille pour que vos cellules ciliées se relèvent, faites flasher vos neurones de façon à ce que les transmissions se fassent sans parasites. Évitez les drogues chimiques, les antidépresseurs qui peuvent provoquer l’effet contraire, les antidouleurs qui font mal à l’estomac, ne parlons pas de tous les effets secondaires … il y a parfois des choix draconiens à faire. Les médecines naturelles, l’homéopathie, les médecines traditionnelles chinoises (acupuncture et kampo), la TRT ou la Thérapie Par Le Son peuvent prévenir et soulager dans bien des cas. Mais en conclusion, il faut opter surtout pour la prévention. Faites vérifier votre audition comme vous faites vérifier votre vue, sinon vous risquez « la triade infernale » !

Hélène Delafaurie

http://www.articlonet.fr/mdecines-alternatives-articles/lenfer-acoustique-ou-la-triade-contradictoire-acouphenes-hyperacousie-perte-daudition-199346.html

Sur l’auteur:

Hélène Delafaurie est professeur d’université au Japon depuis 20 ans. Elle s’intéresse beaucoup aux médecines naturelles et traditionnelles qu’elle expérimente. Elle est un terrain d’expérimentation de choix car suite à un accident de voiture elle est « morte » 3 fois, a eu une NDE (Near Death Experience)et a complètement récupéré de ses 25 fractures.
www.therapie-par-le-son.com

Déficit D’attention Et Hyperactivité Chez L’enfant : Un Problème Sous-Diagnostiqué Et Sous-Traité

Déficit D'attention Et Hyperactivité Chez L'enfant

Auteur: Hélène Delafaurie

C’est en 1900 que pour la première fois un pédiatre anglais a parlé d’un groupe de symptômes liés à un problème spécifique chez l’enfant. Mais ce problème n’a reçu de nom que vers 1970 : « Minimum Brain Damage » = dommage cérébral minime. De quoi faire très peur malgré le « minime » ! Puis on s’est aperçu qu’il ne s’agissait pas du tout d’un dommage cérébral mais d’un mauvais fonctionnement chimique du cerveau. On lui a donc trouvé un nouveau nom au début des années 80 : Attention Deficit Disorder auquel on a rajouté l’hyperactivité qui en était souvent (mais pas toujours, surtout chez les filles) un composante du problème. En français cela donne Trouble de l’Hyper Activité et Déficit d’Attention = THADA.

En bref ce problème est du à un mauvais fonctionnement des neurotransmetteurs du cerveau chargés de réguler le comportement. La meilleure comparaison qui me vient à l’esprit est que le cerveau a des bouffées de chaleur, un problème que beaucoup d’entre vous, mesdames, connaissent ou connaîtront.

D’après une étude américaine (National Health and Nutrition Examination Survey) portant sur 3 082 enfants entre 8 et 15 ans, 9% des enfants sont atteints d’ADHD mais seulement 49% d’entre eux ont été diagnostiqués et 32% seulement reçoivent un traitement. Les autres sont considérés comme de sales gosses impossibles et durs à cuire.

Le déficit d’attention en lui-même est caractérisé par :

v La difficulté à voir les détails (un « s » de plus ou de moins, « en » ou « an » qu’est-ce que ça peut faire !) ;

v Les devoirs sont brouillons, pleins de taches ;

v L’attention est distraite par un rien (bruit, insecte, chant d’oiseau, mouvements qui ne dérangent pas les autres enfants) ;

v N’arrive jamais à finir son devoir sur table ou à la maison à temps ;

v Remet toujours à plus tard, n’arrive pas à commencer ;

v Oublie ses livres ou cahiers ;

v Change de tâches alors que ce n’est pas fini ;

v Parle tout le temps, tout seul ou à ses voisins ;

v Répond aux questions avant qu’on ait fini de les poser ;

v Ne peut pas attendre son tour ;

v Fait le clown ;

Un autre symptôme indirect : la maman n’ose pas le laisser à dormir chez les copains de peur qu’il ne fasse une catastrophe, est toujours sur le qui-vive (qu’est-ce qu’il a fait encore !) et est épuisée.

Le diagnostic

Il sera fait par le pédiatre ou le pédopsychiatre. Celui-ci commencera par rassembler des renseignements sur le comportement de l’enfant. Il adressera un questionnaire ou une lettre à l’institutrice, puéricultrice – leur demandant de comparer l’activité de l’enfant par rapport aux autres enfants du même âge – et interrogera les parents.

Ces symptômes doivent se manifester ET à la maison ET à l’école ou à la garderie ET avec des amis et pendant plus de 6 mois. Ne confondons pas l’hyperactivité = problème médical avec « On a déménagé. Ce nouvel endroit est formidable et je suis super-heureux de vivre ! »

Les causes

On cherchera aussi dans son histoire médicale ce qui a pu provoquer ce problème : Cela peut aussi bien provenir d’un changement dans la façon de vivre : un déménagement, un divorce, un décès dans la famille, que d’un autre problème médical non-encore détecté : épilepsie, mauvais fonctionnement de la thyroïde, anxiété, dépression, mauvais sommeil,…

Certaines toxines sont mises en cause : empoisonnement au plomb ou autre métaux lourds, qui peuvent aussi conduire à l’autisme. Certains vaccins pourraient en être à l’origine. Une consommation de sodas ou de bonbons contenant de l’aspartame pourrait aussi être un déclencheur.

Une étude a montré que le taux de glucose utilisé par le cerveau pour être attentif est moindre chez les enfants et personnes atteintes du déficit d’attention. Le glucose est la principale source d’énergie du cerveau avec les hautes fréquences.

Il y a aussi un facteur héréditaire : si dans un couple l’un des parents est hyperactif, il y a plus de chance que les enfants le soient.

Si pendant la grossesse la maman a été très inquiète, stressée, dépressive, l’enfant peut avoir l’ADHD.

Récemment des chercheurs ont trouvé une corrélation entre un gène variant (le DRD4) et l’ADHD. La bonne nouvelle est que ceux qui ont ce gène sont souvent aussi très intelligents. Si on arrive à les canaliser, ils seront premiers de la classe ! A l’âge adulte, ils n’ont plus de problèmes.

Les conséquences

A part le fait que ces enfants sont épuisants et potentiellement dangereux pour eux et les autres, ils ont le plus souvent des difficultés scolaires. Certains ont tendance aussi à s’opposer quoiqu’il arrive à leurs parents ou à tout ordre ou conseil. Ceux-là ne finiront sans doute pas leurs études, passeront de petits boulots en petits boulots, incapables de s’adapter, de supporter un patron, un ordre. D’autres peuvent devenir des anxieux pathologiques et finir en dépression.

Les médicaments

Ils vont agir sur des neurotransmetteurs appelés norepinéphrine et dopamine et augmenter sa quantité. Les neurotransmetteurs sont les substances chimiques secrétées par le cerveau pour transmettre les informations. Le problème c’est que l’enfant peut devenir dépendant de ce genre de drogue.

Les autres effets secondaires sont les problèmes d’estomac, diminution de l’appétit, nausées, vertiges, fatigue, mauvaise humeur, sans compter quelques réactions allergiques et maladies de peau, jaunisse due à un empoisonnement du foie, problème rénaux, … certains sont rares certes, mais enfin !!!!

On peut aussi prescrire des antidépressifs… même à un enfant ! Il ne faut pas oublier que les antidépresseurs sont dangereux et augmentent le risque de suicide surtout chez les enfants et adolescents. La Federal Drug Association d’Amérique l’a confirmé en octobre 2004. Alors de grâce ne droguez plus vos enfants sauf cas de vie ou de mort. Les antidépresseurs agissent également sur les neurotransmetteurs, la sérotonine, la dopamine et la norepinephrine, le manque des deux dernières étant considéré comme responsable de L’ADHD. N’oublions pas les effets secondaires qui ne sont quand même pas des moindres : problèmes gastriques, constipation, bouche sèche, vision floue, hypotension, prise de poids, transpiration, problèmes urinaires, maux de tête, tremblements et somnolence. Ouf ! Et je ne parle pas des problèmes au moment où on arrête d’en prendre. C’est une drogue et comme toute drogue le sevrage est difficile.

On peut aussi prescrire, mais pour les adultes, un médicament pour faire baisser la pression sanguine. Avec le même genre d’effets secondaires déjà décrits, + une congestion des sinus.

Il y a encore d’autres médicaments qui sont utilisés si les premiers ne marchent pas, qui provoquent baisse d’appétit et de poids, maux de tête, désir de solitude, maux d’estomac.

La thérapie par le son et l’ADHD

v La thérapie agit sur les neurotransmetteurs et augmente leur production naturellement.

v Elle agit sur la dépression sans aucun effet d’accoutumance ni problèmes de sevrage.

v Elle donne de l’énergie au cerveau qui en manque.

v Elle chasse les insomnies.

v Elle agit aussi sur l’hypertension.

A peu près toutes les causes de l’ADHD sont soignées par la thérapie ! Et les parents peuvent aussi écouter la thérapie pour se déstresser.

Hélène Delafaurie est professeur d’université au Japon. Passionnée de médecine naturelle ou alternative elle teste sur elle toutes les méthodes dont elle parle. Elle est un terrain de choix car, suite à un accident de voiture, elle a passé 3 ans en hôpital et en rééducation pour soigner ses 23 fractures. Pour tout savoir sur les nombreuses possibilités des thérapies sonores .

http://www.articlonet.fr/mdecines-alternatives-articles/deficit-dattention-et-hyperactivite-chez-lenfant-un-probleme-sous-diagnostique-et-sous-traite-2204601.html

Sur l’auteur:

Hélène Delafaurie est professeur d’université au Japon. Passionnée de médecine naturelle ou alternative elle teste sur elle toutes les méthodes dont elle parle. Elle est un terrain de choix car, suite à un accident de voiture, elle a passé 3 ans en hôpital et en rééducation pour soigner ses 23 fractures. www.therapie-par-le-son.com