Prévention Du Handicap De Bébé

Auteur: Gérard Haller

Toutes les (futures) mamans souhaitent un bébé sain et en bonne santé. De nombreuses études internationales ont montré que l’hygiène de vie de la mère avant et durant la grossesse est déterminante pour la santé de l’enfant à naître.

Les facteurs les plus largement cités sont :

1. L’âge de la mère au moment de la conception : à partir de 38 ans, le risque de trisomie 21 augmente considérablement. Toutefois, le suivi actuel permet de diagnostiquer cette aberration chromosomique in utero et relativement tôt. L’âge étant un facteur de risque, le médecin sera attentif aux résultats des échographies ; si un doute existe, il proposera un bilan sanguin pour rechercher les facteurs sériques et enfin l’amniocentèse (prélèvement et analyse du liquide amniotique). Une fois tous les résultats interprétés, si le risque de trisomie est très élevé, il appartiendra à la femme de poursuivre ou non sa grossesse.

2. Le tabagisme augmente de façon significative le bec-de-lièvre. Le placenta est incapable de protéger le fœtus d’une intoxication à la nicotine ; celle-ci passe dans l’organisme en formation et se dirige vers le cerveau, le cœur, l’estomac et les glandes surrénales. Le tabac est également responsable d’un faible poids à la naissance, ce qui implique un développement ralenti des systèmes biologiques du bébé. En outre, le taux de prématurité est également plus élevé chez les mères fumeuses : plus la prématurité est précoce (5e mois), plus les séquelles sont importantes puisque, le système nerveux étant totalement immature à ce stade, un développement normal est impossible.

3. L’alcoolisme ou l’abus de boissons alcoolisées entraîne des retards de développement chez l’enfant.

4. La prise de médicaments ou la consommation de drogues : de nombreuses substances prises au cours des trois premiers mois de grossesse affectent le développement de l’embryon puis du fœtus. Exemple, la thalidomide responsable de la naissance d’enfants phocomèles (inexistence ou atrophie des membres et malformations internes). Prudence donc : l’avis du médecin est requis avant d’absorber un médicament. En ce qui concerne la drogue telle que le cannabis, on note outre des malformations de l’enfant un symptôme de sevrage !!

Cet aperçu montre qu’une mauvaise hygiène de vie a de lourdes conséquences sur l’enfant à venir. La sagesse requiert donc une prise de conscience des effets toxiques et de modifier sa façon de vivre si l’on désire un enfant en bonne santé ; car un enfant sera en bonne santé si sa mère l’est.

Au-delà des comportements décrits, il existe de nombreux autres facteurs spécifiques et, à l’heure où la contraception est performante, il ne faut jamais hésiter à repousser son désir d’enfant jusqu’au moment où l’on a adopté une bonne hygiène de vie.

Dans tous les cas, une consultation chez un médecin est vivement recommandée et il ne faut ni avoir honte de demander suffisamment d’explications et, le cas échéant, d’exposer clairement toutes les maladies ou handicaps existants dans la famille, car certaines malformations étant d’ordre génétique, le praticien recourra alors à d’autres investigations.

Pas de panique : une bonne information anticipée permet d’éviter bien des chagrins : car il ne faut pas oublier le bien-être général de l’enfant désiré.

http://www.articlonet.fr/handicaps-articles/prevention-du-handicap-de-bebe-4221788.html

Sur l’auteur:

Gérard Haller est un praticien des médecines parallèles.

Homéopathie, Hypnose… sont des pratiques que Gérard Haller prône et utilise dans son cabinet personnel.