Cyberchondrie, Une Maladie Liée À L’utilisation D’internet

Auteur: Djohan

Si consulter un site médical sur le web est bien plus rapide que se rendre chez le médecin, imaginer que l’information recueillie sur le web suffit à poser un diagnostic et établir une thérapeutique est une pure folie !

Ne tombez pas dans le piège de cette nouvelle maladie psychosomatique liée à l’utilisation irraisonnée de votre moteurs de recherche favoris.

Mous sommes parait-il de plus en plus nombreuses à utiliser Internet et nos moteurs de recherche favoris pour établir un premier diagnostique lorsque surgit un petit problème de santé. Selon certaines études, le piège de la cyberchondrie peut se refermer sur vous à la première recherche.

Prenons un exemple : Jean, qui soufre depuis plus de 3 jours de violents maux de tête, tape sur le moteur de recherche Google les trois mots suivant « maux de tête ». En un instant, plus d’un million de réponses s’affichent à l’écran. Jean est inquiet, car il vient de tomber par hasard sur une page qui parle de la nécessité de passer un scanner cérébral, voir un IRM, ou encore de subir une angiographie cérébrale. Histoire de se rassurer, Jean se met alors à parcourir des dizaines d’autres pages à la recherche des symptômes liés aux tumeurs du cerveau et autres cancers de la tête, mais tout ce qu’il peut lire finit inévitablement par le faire paniquer ! Jean est maintenant angoissé, et persuadé d’être atteint d’une tumeur au cerveau ou de quelque chose comme ça. Il est convaincu de devoir consulter sans attendre, voir même de toute urgence.

Jean n’a pas réussi à prendre suffisamment de recul avec l’information qu’il a recueillie et a fini par perdre le contrôle, oubliant simplement que s’il avait fait cette recherche avec une autre expression, par exemple Migraine ou céphalées, il aurait pu trouver tout autant de sites associant ces maux de tête à d’inoffensives tensions de la nuque ou à de banales névralgies.

Mais Jean a imaginé le pire, et son angoisse a fini par se transformer en une véritable maladie, la cyberchondrie. Les spécialistes appellent ces nouveaux malades les cyberchondriaques : version moderne des hypocondriaques, les malades imaginaires.

De nos jours, se balader sur le web (surfer) dans le but de s’informer sur sa santé est une pratique courante qui peut nous conduire à nous mètre en danger sur le plan psychologique et physique, car malgré leur appartenance au web, certains de ces dangers n’ont rien de virtuel et peuvent nous atteindre directement. Ceci est d’autant plus vrai que de nombreux sites classés dans les catégories informations et santé ont pour seule vocation de nous vendre des remèdes souvent farfelus ou dans le meilleur des cas inefficaces, dans le seul but de nous extirper de l’argent. En fait, les internautes oublient trop souvent qu’il est très facile et peu coûteux de mettre en place un site internet consacré la santé, et ainsi de s’improviser sous couverture d’une jolie page web et d’un simple forum de témoignage, un jour pharmacien, une autre fois docteur ou psychologue, et que le potentiel de désinformation n’a pas de limites.

Encore cette vilaine toux ? Simple coup de froid ou terrible maladie à l’horizon ? Un clic sur votre moteur de recherche? et sous le mot « toux » apparaît 3,5 millions de réponses. Les premiers sites sont ceux des fabricants de médicaments. Arrivent ensuite les sites sérieux tels que Doctissimo qui expliquent que, dans la grande majorité des cas, la toux reste un symptôme banal, mais qu’elle peut parfois être le signe d’une maladie plus sévère. Sur d’autres sites encore, la toux sera associée à des affections pulmonaires, à moins que, comme cela est écrit sur d’autres sites, un probable cancer de la gorge…

Le cabinet « Google médecine générale» est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et vous oriente vers un cyberdocteur en une fraction de seconde. Les sites à thématique médicale sont très sollicités et représentent une manne financière importante dans laquelle s’engouffrent sans vergogne ni aucun ne contrôles de très nombreuses sociétés commerciales plus attirer par l’argent que par le réel souci d’information du public. Selon une étude européenne, nous serions un Européen sur trois à cliquer au moins une foi par mois sur un moteur de recherche pour des questions de santé.

La médecine est une science et n’est pas médecin qui veut. Regardez de plus près le site sur lequel vous vous trouvez avant de lui accorder la moindre confiance.

S’il suffisait d’énumérer quelques symptômes pour établir un diagnostic, les médecins n’auraient pas besoin de longues années d’études. Sans expérience professionnelle, il y a un véritable risque de confondre, par exemple, un cancer de l’intestin avec le syndrome de l’intestin irritable et de ne pas réagir à temps.

Ayez le vrai bon réflexe de demander conseil à votre médecin

Si un site sérieux peut être complémentaire à la relation entre patient et médecin, il ne peut en aucun cas le remplacer. Ne changer jamais votre thérapie ou de médicament sans en parler à votre médecin. Se préoccuper de sa santé c’est bien, à condition de toujours prendre du recul par rapport à l’information que vous trouvez sur le web. Ne cherchez jamais à vous auto médicamenter en utilisant le web comme source d’information. Enfin, le meilleur moyen de vous soigner sans prendre le risque de vous rendre encore plus malade, c’est encore de consulter votre médecin.

http://www.articlonet.fr/maladies-articles/cyberchondrie-une-maladie-liee-a-lutilisation-dinternet-4354655.html

Sur l’auteur:

Cet article est tiré de mon blog : www.article-citoyen.fr : Articles d’actualité, articles de fond, éditoriaux, coups de gueule, critiques, poésies, etc.

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