L’éternel Héritage : La Grande Demeure Des Hommes

Auteur: aicha Mitiche

« Il fut un temps où la vieillesse était une dignité, aujourd’hui, elle est une charge. C’est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel. Mon « Dieu » ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable ! Nous demeurons tous comme des hibou et des chouettes devant le soleil de la mort ».

-Bonjour ma chouette !

-Bonjour mon hibou !

.-Tu as l’air vraiment abattu !

-Je n’ai pas fermé l’œil de toute la nuit !

-Et pourquoi ?

-J’avais pleins d’aigreurs, de courbatures et mes rhumatismes me faisaient pleinement souffrir.

-Tiens ! C’est bizarre, c’est la première fois depuis notre union que tu ne me dérange pas de nuit et te plaindre comme d’habitude.

-Non ! Je t’ai appelé, suscité, puis secoué, mais rien à faire, tu n’y répondez pas !

-Je dormais profondément ????

-Plus que profondément !!!!

-Tiens ! Cela fait longtemps que ceci ne m’est arrivé ! Cela me rappelle la douce et insouciante profondeur du sommeil de ma jeunesse.

-Non ! Tu étais rentré dans un comma. Regarde autour de toi ! N’as tu pas réalisé que tu es dans un hôpital ?

-Oh ! Ce n’est point possible mon hibou !!! C’est vrai c’est un banc qui ressemble a un lit d’hôpital et cette bonne femme ressemble a Christine l’infirmière notre voisine.

-Oui ! Ma chouette ! Tu étais sombré dans un comma diabétique.

La vieillesse est le pire des maux ; car elle prive l’homme de tous les plaisirs en lui laissant l’appétit. Le mal se présente, comme une difficulté, une épreuve, un exercice quotidien et puis se révèle comme une habitude, une nécessité et finit en fatalité. Quelqu’un avait raison de dire sagement mais amèrement : qu’à parler humainement, la mort à un bel endroit qu’est de mettre fin a la vieillesse.

«O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour contempler ma dégénérescence et mes faiblesses ? La vieillesse est un tyran qui défend, sous peine de la vie, tous les plaisirs de la jeunesse. Le vrai mal de la vieillesse n’est pas seulement l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme. Tout prend, à mesure que l’on vieillit, l’allure du souvenir, même le présent. On se considère soit même comme déjà passé. A mesure que le corps descend vers son déclin, vers son apogée l’âme tends à s’élever vers son créateur»

Dans un hospice de vieillards, marie 82ans, contemplait avec regret ses photos de jeunesse et disait douloureusement : j’étais très élégante et gracieuse et sur mon visage se dessinait la grâce de mon sourire. J’étais illuminée, joyeuse et gai. Je sentais la vie et je reflétais l’existence. Maintenant, mon visage s’est fané. Alourdît par le poids des années, a pas de tortue, ma démarche est devenu très lente. Rien n’égaye la solitude sombre et brumeuse de ce maudit hospice où je me retrouve soit assisse sur un banc a remuer des souvenirs avec mes semblables d’invalidité et d’inaptitude ou allongé dans un lit emprunté a celui a qui je le léguerais en attendant l’heure de l’ouvrage. J’acceptais mal cette exclusion familiale lorsque je fus rejeté par mes enfants et j’acceptais encore plus mal cette expulsion sociale que m’imposait prématurément mon entourage lorsque je quittais le monde du travail pour une soit disant retraite paisible. Rien ne peut m’arracher à cette froide austérité : ma vie n’est qu’un souvenir et mes enfants un mirage, une illusion. Oui ! Que la vieillesse est un lourd fardeau !

« Les enfants sont de belles fleurs d’hiver ; ils font oublier le chagrin, ils sont le guide, les béquilles et le soutient de la vieillesse ; par eux elle refleurit. La vieillesse est une langue étrangère qu’il faut apprendre à un âge où le cerveau n’est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances.

-Qu’avez-vous marie ? Vous pleurez ?

– J’ai cru apercevoir mon fils a l’entrée de l’hospice, j’ai cru apercevoir son ombre comme quand il était petit lorsqu’il rentré de l’école ! Il aimait bien me trouver à la maison.

-Mais Marie, pourquoi cette mélancolie ? Que vous manque t’il ?

– La chaleur d’un foyer ! . Je ne savais pas que Ce sera çela la vieillesse. Des douleurs partout dans le corps et une maison vide autour. Il en est de ma vieillesse comme d’un reste de vin oublié au fond de la bouteille : je tourne a l’aigre chaque jour un peu plus !

« Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l’homme, la longue série des maux véritables, la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l’amour non partagé, l’amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d’une vie moins vaste que nos projets et plus ternes que nos songes : tous les malheurs causés par la divine nature des choses. La vieillesse n’est pas une question de mort, c’est une question de santé puisque la mort est certaine.»

La vieillesse et la mort font partie intégrante de la vie de tout les êtres vivants et sans exception aucune. Ce ne sont point de regrettables accidents mais une conséquence de la jeunesse et de la reproduction. C’est la fin même de la genèse de la vie, car la vieillesse et la mort sont omniprésentes au cœur même de cette vie.

« Quand est-ce que la vieillesse sera noble ? Lorsqu’elle se défendra par elle-même comme par le passé, en gardant ses droits, en ne se vendant a personne, et jusqu’au dernier souffle dominer sur les siens. Ne pas honorer la vieillesse, c’est démolir brique par brique la maison où l’on doit se coucher le soir »

La jeunesse devrait penser à faire exister une politique pour le troisième âge : aujourd’hui enfant ; demain jeune homme mais après demain un vieillard. Traditionnellement, les anciens vivaient chez leurs fils ou d’autres proches. Mais l’exode rural, l’immigration et la vie moderne ont provoqués la dislocation puis la désintégration de la cellule familiale et la multiplication insuffisante malgré nous des maisons de retraites et hospices de vieillards. La prise en charge des personnes âgées est devenu un fardeau qui ne va cesser de s’alourdir avec le vieillissement de la population.

Dans les pays industrialisés, la proportion des personnes âgées par rapport à la population totale est plus importante que dans les pays en voie de développement. Dans ces derniers cependant le nombre augmentera plus rapidement. Et les statistiques ainsi que les études menées par l’organisation mondiale de la santé (0MS) confirme que c’est dans les pays du tiers monde que l’accroissement du nombre de personnes âgées sera le plus fort. Mais ses pays ne pourront répondre aux besoins des anciens, en matière de services médicaux et sociaux notamment.

Les réalités économiques mais aussi sociales auront nécessairement un impact négatif sur la situation des personnes âgées. Avec les bas salaires et l’insécurité de l’emploi en Afrique par exemple, l’on a du mal à assumer les vieux parents. Dans une enquête sur la vieillesse au Ghana, plus de 81% des personnes interrogés ont estimées qu’il n’était plus possible, pour les jeunes couples et leurs enfants, de cohabiter avec des parents âgés. Ce sondage reflète les changements intervenus en Afrique dans le concept même de la famille en milieu urbain. Mais des facteurs structurels y sont aussi pour beaucoup : dans le Ghana rural, il est plus facile de loger toutes les catégories de personnes, de la plus jeune a la plus âgée car ce n’est pas le terrain qui manque, il suffit de construire des habitations avec des matériaux locaux pas chers. Tandis qu’en ville, il faut payer un loyer et le nombre de personnes logées reste limité ajouté à l’exiguïté des logis.

Toutefois quelque soient les contraintes, souvenez-vous toujours et ne l’oubliez jamais ! Trois choses entrent dans une maison sans se faire annoncer : l’infortune, la vieillesse et la mort. Ecoutez votre père et respectez ses paroles qui jaillissent du cœur même de la vieillesse car il vous a donné la vie, et ne méprisez point votre mère qui vous a porté neuf mois, jour pour jour. Espérer l’éternité c’est croire en un mirage. Exister c’est croire en la vieillesse. . La vieillesse ne peut concerner que les autres, elle s’impose à nous inéluctablement, inexorablement et nous ne pouvons ignorer ce que nous serons si nous voulons assumer dans sa totalité notre condition humaine. Malgré les conjonctures économiques et la vie moderne il faut honorer la vieillesse comme par le passé ! Aujourd’hui les études, l’amour, la famille, les parents, les grands-parents et demain …légitiment encore plus leur présence.

L’enfer est partout où la beauté règne ! Oui ! L’humanité aura payé cher la rançon d’une pomme !

Elle ne vieillira jamais ! Car par la grâce du créateur son cœur illuminait son visage et son âme. Ardente exile des plaisirs : son ambition gouverne seule ! Et malgré son isolement, sa personne à cela de beau qu’elle peut admirer sans comprendre, rivaliser sans épée et être blessé sans plaies ! Je vous conduirais avec ma langue nous dit-elle. Et je serais le maître de la totalité !

http://www.articlonet.fr/maladies-articles/leternel-heritage-la-grande-demeure-des-hommes-4541361.html

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